À la suite d’un sinistre, il arrive qu’un assureur ait des doutes sur la légitimité d’un sinistre. C’est-à-dire que la faute intentionnelle d’un assuré n’est pas couverte par le contrat d’assurance. L’assureur fait enquête sur les circonstances du sinistre et en cas de doute de son client, il pourrait proposer le test polygraphique pour éclaircir les faits.

À la suite d’un sinistre, l’assuré reçoit un avis de réserve de la part de l’expert en sinistres de l’assureur. Cet avis indique que l’assureur, malgré ses démarches, se réserve le droit d’enquêter sur la recevabilité du sinistre sans que cela ne soit pour autant une attestation qu’il acceptera d’indemniser. L’expert de l’assureur fera remplir une déclaration de sinistre en questionnant le sinistré sur la chronologie des faits et sur sa situation financière afin de dresser un portrait global des circonstances. Un ingénieur en cause d’incendie est mandaté par l’assureur pour faire la lumière sur ce qui s’est passé.

Si l’ingénieur ne pouvait déterminer avec précision la cause exacte et que l’assureur avait un doute sur son assuré, un test polygraphique pourrait être proposé. Que doit‑on penser de cette épreuve, s’agit-il d’un outil précieux ou d’un piège?

Dans les faits, le test polygraphique n’est pas admissible en preuve à la cour. Par contre, les délais imposés au client pour la procédure d’enquête sont longs et viennent miner la capacité financière des sinistrés puisque l’assureur n’indemnisera pas avant d’avoir établi que la réclamation est recevable.

Un assuré qui est confiant et qui n’avait pas la volonté de causer un incendie chez lui pourrait passer le test pour lever le doute qui pèse sur lui. Cela permet de lever une pression indue sur le client et de permettre d’amorcer le processus d’indemnisation.

Dans les faits, vous n’êtes pas obligé de vous soumettre au détecteur de mensonges. Si vous refusez, un avocat pourrait être nécessaire pour obtenir votre indemnité.

Avant de prendre une décision, déterminez le montant du règlement avec l’assureur. Que vous optiez pour les tribunaux dans le but de faire valoir vos droits ou que vous acceptiez l’épreuve, les montants seront déjà reconnus, rendant le processus d’indemnisation plus facile.