Il y a beaucoup de maisons centenaires au Québec, dans des municipalités de banlieue et en région. Il est important pour les propriétaires et futurs acheteurs de ces propriétés d’être sensibilisés à l’assurabilité de ces résidences et également au montant d’assurance à détenir afin d’être indemnisé adéquatement en cas de sinistre.

Puisque ces maisons sont exposées à un plus grand risque de sinistre, plusieurs assureurs au Québec refusent la couverture ou augmentent les primes en conséquence. Dans un reportage récent de La Facture on a interrogé une propriétaire qui a failli perdre son acheteur, car ce dernier ne réussissait pas à assurer la maison patrimoniale qu’il désirait acquérir.

Si le risque de survenance d’un sinistre est plus élevé selon les actuaires des assureurs, la prime d’assurance est d’autant plus élevée, en raison du coût de reconstruction d’un bâtiment semblable en cas de sinistre majeur.

Le contrat d’assurance stipule que la reconstruction doit avoir lieu avec des matériaux de même nature et qualité. La charpente des murs, le type de revêtement extérieur et intérieur, les planchers et les éléments structurels doivent ainsi être reproduits le plus fidèlement possible, ce qui augmente les montants de réclamations. Il est beaucoup plus coûteux de reconstruire de façon identique une maison ancienne qu’une maison récente.

Nous constatons souvent des constructions en carré de madrier, pièce sur pièce de bois, revêtements de plâtre et autres matériaux peu communs dans ce genre de propriétés. Il est du devoir du propriétaire de présenter une réclamation qui tiendra compte de ces matériaux afin d’être indemnisé adéquatement. Il ne faut pas penser simplement que les méthodes ont changé et qu’il n’est plus courant de faire ce genre de construction.

Un entrepreneur en construction pourrait produire une estimation en appliquant les normes actuelles de construction, ce qui laisserait le sinistré avec une indemnité inférieure pour reconstruire selon son avenant de valeur à neuf, qu’en utilisant plutôt un règlement en valeur dépréciée sur les matériaux en place, tel qu’il est mentionné dans le contrat d’assurance.

En résumé, si vous aimez le style champêtre que vous procure une habitation ancienne, ne négligez pas de bien valider vos montants d’assurance quitte à payer la prime d’assurance en conséquence. En cas de sinistre, le coût de reconstruction selon la pratique ancestrale s’avérera plus dispendieux que selon les nouvelles normes et en situation de sous-assurance, cela pourrait vous causer un préjudice important.