• Prendre des décisions éclairées

    Lorsqu’on vit un sinistre, on peut avoir l’impression que la reconstruction se doit de commencer le plus tôt possible. Or, en réalité, il ne serait pas sage de commencer les travaux avant de savoir quels seront les coûts exacts de la reconstruction. Le changement de la qualité de construction est une affaire courante, mais le contrat d’assurance couvre uniquement la reproduction identique. De plus, les limites d’assurances pourraient être atteintes. Ce sont des situations qui peuvent causer un manque de couverture nécessitant des dépenses non remboursables et qui doivent être prévues avant les travaux.

    Nous sommes d’avis qu’un consommateur consciencieux prendra le temps de considérer toutes les avenues possibles afin de prendre une décision éclairée et avant de commencer tous travaux d’envergure. Nous regroupons ici les règlements possibles contenus dans les contrats d’assurances pour faciliter votre compréhension.

  • Comprendre votre police d’assurance

    Il est impératif de bien comprendre les garanties et les obligations de votre police d’assurance. C’est dans le texte des formulaires de la police du détenteur que l’on trouve les différentes explications sur les couvertures. À votre demande, l’assureur doit vous en expliquer la portée. Il est également possible de communiquer avec le Bureau d’Assurance du Canada via une ligne d’information mise à la disposition du public.

    Le rôle d’un expert en sinistres au service du consommateur est de décortiquer les clauses du contrat, d’en clarifier les nuances et de faire respecter l’obligation de l’assureur d’indemniser l’assuré selon ces engagements. Nous avons comme devoir de vous guider durant toutes les étapes de règlement en vous proposant des options claires et personnalisées à vos besoins. Nous avons les outils pour vous aider et nous connaissons les subtilités des différentes polices d’assurance.

  • Préparer les évaluations

    Il faudra déterminer les coûts afférents à la reconstruction du bâtiment et au remplacement des biens. Cela est réalisé par le biais d’estimations devant être préparées pour refléter la qualité de matériaux de votre habitation et aussi la valeur de vos biens. Il faudra calculer une dépréciation correspondant à la détérioration de vos composantes, même si vous disposez d’une valeur à neuf, pour pouvoir comparer les deux options de règlements. Il faudra greffer à cela les avenants présents dans votre contrat, comme la valeur à neuf sans obligation de remplacement, ou l’extension de couverture pour le ramassage des débris.

    Souvenez-vous que l’assuré se doit de préparer ses réclamations et ses estimations et de les réclamer à son assureur. La version que l’assureur prépare sert en principe, à contrôler la partie que vous lui présenterez. Voir la section Réclamations pour de plus amples renseignements (lien vers la section Réclamations).

  • L’obligation de reconstruire pour obtenir votre valeur à neuf

    Les assurés qui possèdent une clause de valeur à neuf doivent comprendre que des obligations en découlent. Pour avoir droit à ces sommes, le sinistré doit démontrer que les montants ont été dépensés en entier. La reconstruction doit donc être achevée avant que l’assureur ne paie les dépenses engendrées au complet.

    Si des crédits peuvent être obtenus par le client, comme le remboursement de taxes pour rénovation majeure ou une compagnie qui peut récupérer ses taxes, l’assureur voudra aussi en bénéficier.

    On pourrait alors vous refuser, par exemple, de diminuer la qualité de votre revêtement de plancher pour réinvestir les sommes épargnées dans des armoires de cuisine de meilleure qualité, à moins que cela ait été établi entre vous et l’expert de votre assureur.

  • Valeur au jour du sinistre du bâtiment

    Vous avez la possibilité d’obtenir un règlement auprès de votre assureur selon la valeur au jour du sinistre. C’est-à-dire le coût de reconstruction déprécié selon l’usure et l’âge de chacun des matériaux. Ces taux de détérioration tiennent notamment compte de l’usure normale des composantes selon leur qualité et leur durée de vie estimée. L’avantage principal de la valeur dépréciée est que l’assuré qui est indemnisé selon cette modalité n’aura pas à démontrer la manière dont les sommes seront dépensées.

    Un assuré ne voulant pas reconstruire ou ne souhaitant pas être tenu de rendre des comptes sur les sommes octroyées par l’assureur pourrait opter pour ce mode de règlement. Il pourrait ainsi envisager l’option de vendre son terrain et d’acheter une nouvelle demeure ou de réaliser les travaux par lui-même sans aucune contrainte.

    Valeur à neuf

    • Indemnité avec obligation de reconstruction de l’habitation sur les mêmes lieux avec des matériaux de même nature ou qualité.

    Valeur dépréciée

    • Indemnité après l’application d’une dépréciation sur le montant établi par la valeur à neuf, sans aucune autre obligation qui en découle.
  • Valeur à neuf ou valeur au jour du sinistre?

    Avant de prendre une décision sur la reconstruction, il faudra se demander si les montants d’assurance sont suffisants ou si le fait de réinvestir les sommes obtenues de votre assureur dans votre maison vous permettra de rentabiliser celles-ci si vous décidiez de revendre votre propriété un jour. L’évaluation marchande ou municipale peut vous donner une partie de la réponse à cette question. Si vous ne croyez pas que vous pourrez obtenir les montants investis par l’assureur dans votre propriété au moment d’une revente, il pourrait être avantageux de régler selon la valeur au jour du sinistre et de rester propriétaire de votre terrain. Vous pourriez par la suite revendre le terrain si vous le souhaitez. Ainsi le montant du règlement d’assurance et la valeur du terrain seraient plus élevés que le montant que vous auriez pu obtenir sur le marché en l’absence de sinistre.

    Exemple des valeurs pour un bâtiment:

    • Montant de la vente estimé avant le sinistre : 210 000,00 $
    • Indemnité d’assurance en valeur à neuf : 325 000,00 $
    • Indemnité d’assurance en valeur dépréciée : 255 000,00 $
    • Valeur du terrain : 25 000,00 $
    • Montant de la valeur au jour du sinistre et de la vente du terrain : 270 000,00 $.

    Sinon, vous pouvez toujours décider d’opter pour une reconstruction pour obtenir votre valeur à neuf quand même.

  • Valeur à neuf ou dépréciée pour les biens

    Étant donné la grande quantité de biens contenus dans une maison, la démonstration de remplacement de chacun de ces articles prend un temps considérable. Selon la même logique et sans nécessairement accepter un règlement moindre pour l’ensemble des biens, il peut être intéressant de réclamer la valeur dépréciée de vos biens à votre assureur tout en réclamant une partie de la valeur à neuf de certains articles que vous souhaitez inévitablement remplacer. Un assureur qui peut éviter le contrôle de chacune des factures de remplacement et ainsi diminuer ses sommes déboursées peut accepter de régler le dossier de cette façon.

    Exemple des valeurs pour les biens:

    • Indemnité d’assurance en valeur à neuf : 170 000,00 $
    • Indemnité d’assurance en valeur dépréciée : 125 000,00 $
    • Solde de valeur à neuf pour les meubles : 10 000,00 $
    • Montant d’allocation pour renoncer à la valeur à neuf : 5 000,00 $
    • Montant du règlement sans devoir prouver le remplacement de tous les biens : 140 000 $.

    Rappelez-vous qu’en valeur à neuf, vous ne vous pouvez pas faire d’économie puisque vous devez prouver que vous remplacez chacun des biens. Donc les montants en entier doivent être dépensés et vous devez respecter la même qualité de biens que vous aviez avant le sinistre. Si vous profitez de rabais, c’est l’assureur qui en bénéficiera et non vous.

    Par exemple, une télévision qui ne servira plus ne pourrait pas être remplacée par un ordinateur.

  • Prendre le temps requis pour évaluer vos options

    Agir avec hâte ou sous le coup de l’émotion n’est jamais avantageux et les délais de vérification d’un dossier de sinistre sont importants. Malgré que l’industrie favorise l’accélération du cheminement des dossiers, il est préférable de respecter des étapes qui permettent de faire les bons choix afin de vous assurer de ne pas regretter vos décisions.

    Renseignez-vous, validez les informations obtenues, évaluez vos options, car les sommes engendrées dans un sinistre majeur sont importantes. Agir impulsivement pourrait avoir des répercussions que vous devrez assumer par la suite. Dans le doute, consultez un professionnel de l’industrie qui vous donnera des conseils avisés sans obligation de votre part. Cliquez ici pour planifier une rencontre informative sans frais (lien vers Rencontre informative).