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Maison patrimoniale incendiée

Il y a beaucoup de maisons centenaires au Québec, dans des municipalités de banlieue et en région, il est toutefois important pour les propriétaires et futures acheteurs de ces propriétés, d’être sensibilisé à l’assurabilité de ces résidences et également au montant d’assurance à détenir afin d’être indemnisé adéquatement en cas de sinistre.

Le fait que ces maisons soit exposés à un plus grand risque de sinistre fait en sorte que plusieurs assureurs au Québec refusent la couverture ou augmentent les primes en conséquence. Dans un reportage récent de La Facture (http://www.radio-canada.ca/emissions/la_facture/2011-2012/Reportage.asp?idDoc=198779) on a interrogé une propriétaire qui a failli perdre son acheteur car ce dernier ne réussissait pas à assurer la maison centenaire qu’il désirait acquérir.

Donc si le risque de survenance d’un sinistre est plus élevé selon les actuaires des assureurs, il est aussi important de comprendre que la prime d’assurance est d’autant plus élevé, dû au coût de reconstruction d’un bâtiment semblable, lors d’un sinistre majeur.

Le contrat d’assurance stipule que la reconstruction doit avoir lieu avec des matériaux de même nature et qualité. La charpente des murs, le type de revêtement extérieur et intérieur, les planchers et éléments structurels doivent ainsi être reproduits le plus fidèlement possible, ce qui augmente les montants de réclamations. Il est beaucoup plus coûteux de reconstruire à l’identique une maison ancienne qu’une maison récente.

Nous constatons souvent des constructions en carré de madrier, pièce sur pièce de bois, revêtements de plâtre et autres matériaux peu communs dans ce genre de propriétés. Il est du devoir du propriétaire, selon l’article 2471 du CcQ, de présenter une réclamation qui tiendra en compte ces matériaux afin d’être indemnisé adéquatement. Il ne faut pas penser simplement que la mode a changé et qu’il n’est plus courant de faire ce genre de construction. Un entrepreneur en construction pourrait produire un estimation en appliquant les normes actuelles de construction, ce qui laisserait le sinistré avec une indemnité inférieure pour reconstruire selon son avenant de valeur à neuf, qu’en utilisant plutôt un règlement en valeur déprécié sur les matériaux en place, tel que mentionné dans le contrat d’assurance.

En résumé, si vous aimez le style champêtre que vous procure une habitation ancienne, ne négligez pas de bien valider vos montants d’assurance quitte à payer la prime d’assurance en conséquence. En cas de sinistre, le coût de reconstruction selon la pratique ancestrale, s’avérera plus coûteuse que selon les nouvelles normes et en situation de sous-assurance, cela pourrait vous causer un préjudice important.

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